Quand le silence fait campagne.

Comment raconter un crime dont on ne se souvient pas ? C’est le point de départ du film imaginé par Havas Paris pour #MendorsPas, réalisé par Rebecca Zlotowski et porté par Gisèle Pelicot. Pour sensibiliser à la soumission chimique, la campagne fait du silence sa matière créative.

On vous montre ça dans notre GoodMood d’octobre !

Des silences qui prennent tout leur sens

Face à la caméra, plusieurs personnes sont invitées à raconter ce qui leur est arrivé. Les regards hésitent, les mots ne viennent pas. Puis cette phrase éclaire leur difficulté : « Il y a des crimes que l’on ne peut pas raconter, parce qu’on ne s’en souvient pas. »

Le film nous confronte à ce que l’absence de souvenirs peut empêcher : comprendre, nommer et raconter les violences subies.

Une création au service du sujet

Ce qui nous semble juste, c’est la retenue du traitement. La mise en scène laisse une place aux visages, aux hésitations et aux silences. Elle donne le temps de saisir ce qui se joue.

D’un point de vue créatif, la forme rejoint le fond : l’impossibilité de raconter devient le cœur du film. Un choix qui, à nos yeux, permet d’aborder ce sujet difficile avec pudeur tout en portant un message clair.

Ouvrir une voie vers l’accompagnement

Gisèle Pelicot conclut le film en invitant les personnes ayant un doute à se rapprocher du CRAFS, le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances.

Cette invitation donne à la sensibilisation une suite concrète : pouvoir trouver une écoute et un accompagnement, même lorsque les mots ou les souvenirs manquent.